Par Josée Durocher

Je suis triste aujourd’hui, pourtant c’est ma journée!

Y en a marre de la pandémie, des virus et des variants qui se promènent dans l’air et qui nous tombent sur les nerfs! Y en a marre du vide, des réunions ZOOM et des mains qu’on ne serre plus, des bisous qu’on ne donne plus et des câlins qu’on ne fait plus.

Bien que l’année qui vient de passer eut été une année riche en créativité de mon côté, c’est vrai que la vie d’antan me manque énormément.

On tente de se réinventer du mieux qu’on peut. Pour ma part, je crois avoir réussi… tout en restant un peu la même, car j’ai écrit comme jamais!

C’est donc quatre projets littéraires plus tard que je vous écris tout en me retrouvant dans l’attente de la sortie imminente desdits projets. C’est une campagne de levée de fonds plus tard, un « relooking » de mon site Web et l’ajout d’un nouveau service aussi.

Ce sont également une multitude de frustrations avec lesquelles j’ai dû jongler par manque de fonds, de sommeil et de patience! Mais, je suis somme toute très satisfaite de tout ce que j’ai réalisé depuis le début de cette pandémie. Et aujourd’hui, c’est une journée spéciale. C’est la Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme. Je suis autiste et je fais beaucoup de sensibilisation. 1 + 1 = 2!

On parle d’autisme un peu partout aujourd’hui, et je trouve ça extraordinaire. C’est un peu comme si beaucoup de personnes se mettaient ensemble afin d’ouvrir les horizons de tous, élever les consciences et faire entendre un discours relatif à l’autisme teinté d’un peu plus de positivisme.

Comme c’est triste

La vérité et c’est triste à mourir, c’est qu’en voyant les autres en parler, ça me donne un « break ». Ça me donne un « break » des charlatans qui osent moins en parler négativement quand tout le monde se connecte sur le positif. Ça me donne un « break » de moins en parler et d’écouter les autres qui en parlent. Ça me donne un « break » aussi et ça, c’est vraiment malheureux, d’autres autistes qui tirent la couverture de leur côté comme s’il y avait un prix à gagner.

Oui! Il y a de l’envie, de la discordance entre les discours en autisme. Il y a de la compétition là où il devrait y avoir de la collaboration.

Collaborer, ça ne veut pas dire « faire abuser de soi ou de sa confiance ». Collaborer c’est quand deux parties proposent autant à l’autre et vice versa. Concurrencer déloyalement c’est quand on prend du crédit aux autres pour gonfler son petit ego.

Depuis que je contribue à l’autisme tout en sensibilisation, je rencontre tout plein de gens différents. Certains m’aiment bien, d’autres pas du tout. Et la vérité est que je m’en fous complètement! La vérité est que je ne suis pas là pour ça du tout. Je suis là pour faire voir une des facettes de l’autisme : la mienne. Et j’espère que mes propos sauront toucher les gens parce qu’ils s’y reconnaissent ou parce que je leur permets de voir des trucs nouveaux!

J’espère…

Alors aujourd’hui, je le répète, c’est ma journée! Bien non je n’arriverai pas à prendre une réelle pause, car c’est plus fort que moi et je me réalise énormément dans tout ce que je fais chaque jour. Mais je vais sûrement rêver durant la journée que nous travaillons tous en équipe et que nous nous dirigeons vers le même but, ensemble, pour le bien de tous et surtout pour ceux qui ne peuvent s’exprimer de manière à se faire comprendre.

Aujourd’hui, ce pourrait être une journée comme une autre, mais c’est ma journée et c’est la journée de plusieurs autres. Alors j’en appelle à la solidarité, à l’ouverture et à l’accueil. Il y a moyen de collaborer sans nous tirer dans les pieds!

Bonne Journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme.