Par Josée Durocher

Je ne suis pas dans les bottines des autres et quand je dis « autres » je pense à toutes les autres femmes. Je suis dans mes bottines et dans mon corps… j’y suis tellement, si vous saviez !

 

Récemment, j’ai obtenu un rendez-vous médical avec une sommité dans le vaste monde des hormones et de la ménopause. Quelle rencontre ce fut ! J’ai adoré — et le terme n’est pas assez puissant — la docteure que j’ai consultée.

 

De l’humanité jusqu’au bout des doigts !

Cette femme-là est si humaine ! Drôle, pétillante, intéressée et intéressante, on ne se lasse pas de discuter avec elle tellement que le temps en sa présence file comme l’éclair !

 

Épuisement métabolique !

C’est l’une des choses qu’elle m’a dites et que j’ai très bien retenue en ce jour gris de novembre. Je suis en épuisement métabolique, et elle s’en occupe ! C’est une question d’hormones, et je me rends bien compte qu’elle a eu raison de m’en prescrire (des hormones bio-identiques) puisque, depuis que je les prends, ma vie change drastiquement.

 

Depuis des années et surtout depuis un an, j’ai des symptômes qui me mettent la puce à l’oreille. Bouffées de chaleur, chaleurs nocturnes, impatience — surtout envers moi-même —, démangeaison, poils au menton, alouette ! J’ai souvent l’impression d’avoir le cerveau dans un brouillard épais.

 

Mais ces jours-ci, je prends mes cachets selon la prescription et je dors enfin… oui, oui ! Je fais mes nuits (rires) ! Mon sommeil est si profond que je m’éveille au matin avec une énergie que je ne me connais plus depuis des années !

 

Et je n’en suis qu’au début de mon traitement ! J’ose à peine imaginer quand j’aurai mon rendez-vous de suivi !

 

L’autisme dans tout ça

Je ne veux surtout pas faire celle qui se plaint, mais la ménopause mêlée à mon autisme, ce n’est pas jojo pour moi. 

 

Dans un premier temps, j’en entends de toutes les sortes à ces sujets, et la pire niaiserie en lice ces temps-ci (parce qu’on me l’a dite plusieurs fois) c’est : « Tu ne peux être en ménopause… tu es autiste ! » Ce à quoi je réponds : « Oui, va donc raconter ça à mes chaleurs de bonne femme pour voir ! »

 

Dans un deuxième temps, et c’est là que j’ai plus de mal à gérer, c’est que je suis hypersensible alors je craque pour un rien et me voilà souvent en pleurs. Aussi, j’ai des hypersensibilités à la lumière et au toucher. J’ai souvent des maux de tête épuisants qui se prennent pour de véritables migraines de temps en temps. Et avoir chaud comme dans « mausus (pour ne pas dire autre chose) qu’il fait chaud » tout en ayant l’impression que je vais m’effondrer sur le sol, bah, ça arrive tellement souvent que si c’était correct et bien vu qu’on se promène nu, je le ferais très certainement !

 

Enfin…

Je suis heureuse d’avoir trouvé une femme qui comprend très bien ce que je vis en mon médecin. Elle sera une alliée de taille pour mieux vivre cette ménopause qui, pas plus tard que la semaine passée, me répugnait et qui maintenant pourrait devenir qu’une étape dans une longue vie.