Par Josée Durocher

L’autre soir, un peu dépourvue, je dois bien l’avouer, j’ai mis une capsule vidéo de moi qui parlait de ma réalité. Ma réalité veut que j’aimerais beaucoup faire plus pour la communauté autistique dans la pandémie actuelle, mais je me questionne encore sur  comment réaliser une chose pareille.

J’ai lancé l’idée de faire un genre de Courrier du Cœur où je répondrais à mes interlocuteurs au mieux de ma connaissance et de mon cœur. Mais je peux concevoir que certaines personnes aient du mal à se confier. 

Néanmoins, une personne a répondu à l’appel, et je lui en suis très reconnaissante! Par son témoignage, elle me démontre encore une fois à quel point les personnes autistes peuvent être résilientes, et ça me remplit le cœur de joie.

Une mère et sa fillette

J’ai pensé vous faire part ici de certaines brides de notre conversation… histoire de vous démontrer que vous n’êtes pas seul et histoire aussi de vous inspirer.

« Pour moi, c’est le déconfinement qui me stresse, car j’ai peur que ma fille épileptique et autiste attrape ce virus », me dit une maman pas peu fière de sa cocotte de 5 ans. Elle qui vient d’obtenir la garde complète de sa jeune enfant n’en démord pas : « Depuis que j’ai ma fille avec moi à temps complet, elle a beaucoup évolué. Je n’en reviens pas du progrès qu’elle a fait en quelques mois à peine! Chaque jour, je la vois grandir, et c’est absolument merveilleux! »

Heureuse cette maman en temps de pandémie? Oui. Elle est un bel exemple de personne qui voit plus le verre à moitié plein qu’à moitié vide!

Mais le confinement apporte son lot de peurs de toutes sortes, et il est légitime de les ressentir. Toutefois, trop écouter ses peurs nous ramène dans une impuissance sans fin, et ce n’est certes pas bon pour nous.

Rester calme dans la tempête

« Je reste calme et je ne suis pas paranoïaque avec tout ce qui se passe. Je crois bien vivre tout ça. Ma petite fille s’ennuie beaucoup de ses amis de la garderie, mais vit bien tout cela tout de même. Elle est au courant juste ce qu’il faut. Elle sait qu’il y a un virus qui court, elle connaît le concept de distanciation physique et elle comprend que plusieurs restaurants sont fermés par exemple et ne fait pas de crise. »

Je peux déceler toute la fierté dans les mots de cette jeune maman et je ne peux que la féliciter. Mais je ne peux que m’enquérir de sa santé à elle. Comment vit-elle tout cela intérieurement? « Ma petite est également hyperactive alors je ne vois pas vraiment le temps passer… »

Les amis

Mais elle avoue que ce qui lui manque le plus est de rencontrer et de rire avec ses amis qui sont comme elle. Je lui parle alors de la possibilité pour elle de participer à des rencontres virtuelles. Mais elle me répond tout de go : « Je ne suis pas vraiment à l’aise avec la caméra (rires)! »

Au moins, je me dis que durant un moment, si court a-t-il été, nous avons eu un échange cordial où une vision positive de la situation a été mise de l’avant. Elle ne le sait peut-être pas, mais cela a fait ma journée!

Discuter ne serait-ce qu’un bref moment avec quelqu’un qui me comprend tout autant que je le comprend, on a beau dire, on a beau faire… ça fait un bien fou!

Si vous aussi avez des choses à dire au sujet de votre réalité actuelle relativement à la COVID-19, le confinement et le déconfinement progressif annoncé, n’hésitez pas à me faire signe en cliquant ici!

Je me ferai un plaisir de voir avec vous si un texte est possible. Et soyez sans crainte, je ne divulgue pas d’informations personnelles.