Par Josée Durocher

Avant, il m’arrivait très souvent d’être déprimée.  Dès que je n’avais rien d’intéressant à faire, je tombais en transe et je me remémorais un trouble passé.  Je revivais ces souvenirs si intensément que j’en étais toute chamboulée.

Des souvenirs sombres

Un rien me rappelait la peur, la tristesse, la peine et la colère.  Étrangement, je n’avais pas le même attachement à ce qui me rappelait la joie et le bonheur, la paix… la béatitude.

C’est comme si je n’existais que pour souffrir et me souvenir de ces souffrances.  J’avais peur du bonheur parce que je n’étais pas habituée à le ressentir.

La peur au ventre

Oui, j’avais peur.  Peur de tout ce que je ne connaissais pas.  Oh, j’avais bien ressenti de la joie par le passé, de temps en temps… pas très souvent.

Le hic est que la joie ne semblait pas vouloir se coller à moi ou dès que je la ressentais, j’avais des pensées qui l’assombrissaient.  Je me sabotais, voilà tout.

J’ai trouvé difficile de m’en rendre compte et encore plus difficile de trouver une solution à ce que je vivais.  Mais en comprenant ma problématique, du coup, elle est devenue beaucoup moins intense.

Le moment présent

J’ai enfin compris, avec le temps, que de rester dans le passé ne m’aidait pas et que les reviviscences que je vivais ne me tiraient que vers le bas.

Alors je me suis mise à m’occuper l’esprit.  Tout était bon pour me changer les idées.  J’ai remarqué que le fait d’occuper mon cerveau avec des jeux d’énigmes ou de mots était si prenant pour moi que, lorsque j’y jouais, je n’étais plus accablée par mes souvenirs douloureux.

C’est que lorsque je jouais, je me ramenais dans le moment présent, tout simplement.  Le moment présent, celui où tout se joue, tout se passe et qu’il fait bon vivre!

Vivre maintenant et non, avant!

À une époque, j’étais si malheureuse parce que je vivais davantage dans mon passé que dans mon présent.  Je tentais aussi de me projeter dans le futur mais en n’ayant que pour référence ce que j’avais vécu avant.  Maintenant, c’est le moment présent « all the way »!

Mes trucs

J’ai désormais mes petites manies.  Par exemple, j’écris.  J’écris énormément.  Mettre sur papier ce que je vis, ce que je ressens et tout ce qui me passe par la tête, m’aide beaucoup à ne pas m’attarder seulement à ce qui fait mal.

Bon, il m’arrive de me souvenir de tout ce que j’ai vécu avant.  Mais, si j’ai à être triste, je ne le suis qu’un instant.  Je pleure un bon coup, je me calme et ça passe.

Ah! Les drames!

J’ai appris à dédramatiser ce que je vis au jour le jour.  Je me rends compte qu’en dédramatisant les moments difficiles que je vis, leurs souvenirs sont moins sombres.  C’est peut-être ça le secret pour contrer la déprime et la nostalgie!  Dédramatiser m’aide énormément donc, tout ce qui touche à l’autodérision et au fait de ne pas trop me prendre au sérieux ou prendre mes problèmes trop au sérieux est un bon moyen pour avoir le cœur plus léger.

Je suis celle qui tente par tous les moyens d’avancer toujours plus loin.  Et vous?  Avancez-vous ou reculez-vous?  Faites-vous du surplace dans vos drames?

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